En gardant dans un coin de l’esprit la fameuse série Pilotwings de Nintendo, nous nous attaquons à Pilot Academy avec l’espoir de retrouver le même gameplay. Le jeu se place plus dans la tranche simulation qu’arcade, point où le jeu Nintendo culminait. En effet, dans Pilot Academy, il est question de volets, de train d’atterrissage, de vitesse et aussi de missiles et leurres. Bref, bien plus que Pilotwings. Ladies and Gentlemen, this is your captain speaking…
Le jeu se divise en trois parties: leçons, missions et challenges. Chaque section est elle-même partagée entre le civil et le militaire. Ainsi dans les leçons civiles, vous apprendrez les rudiments du pilotage, décoller, virer, atterrir alors que les leçons militaires vous entraîneront au tir, à l’infiltration et au dégommage de drones aux missiles. Et oui, chacun son domaine. Il vous faudra réussir la leçon numéro un pour passer à la suivante etc… Pas de tricherie ici, on fait les choses dans l’ordre et la discipline. Vous serez assisté tout au long de votre apprentissage par une charmante voix féminine qui vous guidera, plutôt sommairement, dans vos actions et vous dira quoi faire et quand. Si sur le papier, cette façon de procéder a l’air excellente, une fois aux commandes de l’appareil, c’est plus l’improvisation et la panique qui prennent le relais tant les actions à mener semblent obscures. Pour une section qui se veut un tutoriel déguisé, c’est un peu loupé!

Mais bon, après quelques répétitions de chaque leçon, on arrive à se débrouiller et on commence à apprivoiser les techniques de vol. La disposition des boutons n’est pas toujours très intuitive malheureusement et vous serez certainement amené à maudire le système après vous être crashé lamentablement du fait que votre pression sur le bouton select de la PSP eut été un dixième de seconde trop long. Certes, la vie d’un pilote de ligne dépend probablement de ce genre de détail. Mais ce n’est pas le cas ici. Le bouton select est donc mis à rude épreuve dans le jeu puisqu’il agit sur les volets, qui ont une disposition particulière selon que l’on se prépare à un atterrissage ou un décollage, et votre train d’atterrissage justement. Pas toujours évident de manier les deux à la fois tout en gardant l’horizon de votre 747 en phase d’approche avec une tornade aux fesses (je n’invente rien, c’est une des missions du jeu, plutôt prenante d’ailleurs!)
“Je crois que je vais vomir”
Bon, les commandes sont un peu facétieuses, ce qui peut ajouter un challenge au jeu. L’autre challenge restera le domptage du stick analogique, rendu hyper-sensible pour le jeu. Avec les jets de combat (prononcez “jette de combat”), se retrouver la tête en bas est plus que facile. Soyez sûr d’avoir votre petit sac à vomi à côté de vous. J’exagère mais les commandes sont vraiment sensibles et il ne sera non plus pas rare que vous finissiez encastré dans un immeuble suite à un déplacement un peu trop appuyé. En ce qui concerne le pad, il vous servira pour contrôler la caméra que vous pourrez faire pivoter autour de l’avion ou avoir une vue de l’intérieur. Les gachettes sont là pour diriger le gouvernail.
Tout n’est pas noir dans Pilot Academy et avec un peu de persevérance et de concentration, vous arriverez à maîtriser l’avion récupéré pour la mission en cours. C’est plutôt appréciable puisque le jeu jouit d’une excellente réalisation et d’un panel de missions vraiment variées et captivantes. J’espère que les images parlent d’elles-mêmes: le jeu est visuellement réussi. C’est très beau, très bien modélisé. Certes, cela va manquer d’animation au sol. Ne croyez pas que vous aurez une vie grouillante sur le plancher des vaches. Il n’y aura rien. Bon, à la limite, on est tranquillement en train de taquiner les dieux alors les vaches, hein? Oui mais on aurait apprécié un peu plus de ce côté-là, afin de rendre l’expérience plus vivante.
De CharlieZoulou à FoxTrot…répondez Foxtrot
La grosse différence se fera au niveau des appareils. Si le Cessna est fun à piloter puisqu’extra-léger, le Boeing 747 Jumbo se caractérisera par sa lourdeur pataude et son inertie semblable à un fer à repasser. Mais lorsqu’on passe du côté du monde militaire, attendez-vous à du changement. Ca va vite (merci la post-combustion), ça réagit encore mieux aux commandes et c’est maniable. Une des missions consiste à slalomer entre les grattes-ciel d’une ville à bord d’un Mig. Impossible avec un super porteur.
Les missions: simple tour touristique, infiltration avec prises de photos aériennes, atterrissage au milieu de tornades, contrôle visuel d’animaux sauvages dans la savane, jouer au taxi en jet puis toutes les missions militaires qui mine de rien retracent les grandes guerres mondiales, vous en aurez pour votre argent. Niveau durée de vie, c’est relativement long. Il est juste regrettable que la difficulté soit si inégale. Bien des fois, certaines missions seront juste mal dosées et infranchissables au premier coup. Et aussi à force, répétitives. Décoller, atterrir, re-décoller, re-atterrir … ça lasse à force.
Développeur: Kuju Entertainement
Distributeur: Rising Star Games
Genre: Simulation
Disponible: oct 2006
Jouabilité: 5.5/10 - Etre pilote, ça se mérite. Surtout avec ce jeu.
Graphismes: 7/10 - Même si les avions et les décors sont très beaux, on aurait aimé un ensemble plus vivant.
Sons: 6.5/10 - Les musiques sont bien, les sons agréables.
Durée de vie: 7/10 - Si vous restez concentré, il y aura des choses à faire.
Multijoueur: -/10 - 1 à 8 joueurs en Ad-Hoc. Non testé.
Scénario: 6/10 - Des missions variées mais somme toute un peu répétitives.
Pilot Academy se destine vraiment aux passionnés d’avions, civils et militaires. Plus que du simple arcade, ce jeu s’apparente à une vraie simulation mais sa difficulté inégale aura raison des moins fans. Un jeu fun autrement, avec des missions relativement variées et très bien réalisé si ce n’est pour ses commandes douteuses…push




















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